Mes débuts dans le basketball à Saint Chamond Basket… la randonnée une leçon pour ma (sur)vie…

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Coach david bonnel saint chamond basket benjamins 1983C’est à l’âge de 8 ans en 1981, après avoir fait deux ans de gymnastique comme mon père, que je signais ma première licence de basket à Saint Chamond Basket dans ma ville natale. Fort heureusement pour moi les effectifs du SA Izieux, club de foot réputé ou jouait mon oncle Christian m’avait refusé faute de place, fort heureusement car j’avoue je n’aime pas regarder le foot, y jouer encore ca va, mais regarder quelle désolation pour moi….

Comparé au basket et son spectacle permanent, voir des joueurs de « soccer » se faire des passes pendant 90 longues minutes (voir plus) pour obtenir un match NUL !!! Le mot résonne fort, un match NUL !!! Nul ? C’est-à-dire qu’il s’est passé quoi au juste? Rien ? Personne a gagné? Quelle frustration, mais nul ? Le score est nul ou le match était nul ? Avec un tel résultat certainement les deux mon « capitaine » et pour moi (éducateur sportif de formation) un score de 0-0 cela ne rime à rien et va à l’encontre du sport (quel enfant peu comprendre un match nul ? doit on former des générations de loosers?), du spectacle sportif, du jeu.



Mes 15 saisons à Saint Chamond Basket

Bref me voila en mini-poussin à Saint Chamond Basket et pour longtemps puisque fidele je restais 15 saisons de suite… Un record peut être mais un record sans coupe, ni médaille, ou presque, j’étais un bon sportif certes mais loin d’être un bon basketteur et mon assiduité ne m’a pas amené plus loin que le niveau de senior départemental, un bide on peu le dire lorsque aujourd’hui je demande tellement de choses à mes joueurs!!!david bonnel minimes saint chamond basket article de presse
D’autant plus que mon niveau sportif général semblait pas si mauvais, je touche à beaucoup de sport dans ma jeunesse et en général je me débrouille bien, ce qui me vaut un 18/20 au bac (8 points de bonus qui m’ont bien aidé d’ailleurs !!), mes parents à 8 ans me font faire le tour du Mont blanc, à cet âge avec un sac de 5-6kg, 15 jours de marche parfois plus de 6 heures par jour, cela forge le caractère et le gout à l’effort, je n’ai d’ailleurs jamais arrêté de marcher, l’été au lieu de bronzer à la mer, le menu des Bonnel’s c’était : dénivelé et dormir sous la toile, mais j’avoue avoir beaucoup aimé marcher avec eux. Tour du Queyras, Tour de la Vanoise etc, j’ai fait certainement plusieurs milliers de kilomètres en montagne, tellement qu’en 1994 je suis reçu « Animateur sportif de collectivité option randonnée » à l’UCPA de Pralognan, après des épreuves physiques et techniques de dingue, je fis ensuite d’ailleurs pendant 3 ans, pendant les vacances d’été mes armes d’animateur en montagne avec l’UCPA, à la Plagne d’abord puis deux ans à Samoëns (Hautes-Savoie), j’en garde de merveilleux souvenirs, j’avais la responsabilité de 12 ados boutonneux pendant une semaine en montagne en autonomie complète avec chacun son sac de 10kg, et j’avoue que mon expérience de la marche en montagne m’a bien servi à éviter sans doute bien des déboires.

La randonnée une leçon de vie

Il faut rappeler ici que lors de mes 15 ans je fis une chute bête et qui faillit être tragique dans le couloir du gouter (ascension du Mont Blanc), vers 7 hrs ducouloir du gouter matin après une nuit au refuge du goûter, en tête devant mes parents je fis une glissade vertigineuse sur 150 mètres dans une pente très très raide (voir photo). J’écopai d’un voyage en alouette (oui l’hélicoptère bruyant !!) avec les gendarmes de haute montagne de Chamonix qui font un travail extraordinaire on ne le dira jamais assez, de quatre jours d’hospitalisation et de 10 points de sutures et d’aucune fracture !!! Une chance inouïe au vu des circonstances et du nombre de mort par an dans ce fameux couloir…




Je mis 5 ans à m’en remettre vraiment et ma thérapie fut d’encadrer ces jeunes avec l’UCPA… une belle leçon de vie que je n’oublierai jamais, parce que cet accident au fond m’a ouvert les yeux à 15 ans sur les dangers de la vie, l’existence de la mort et que 5 ans après je me suis auto guéri de ma peur de l’accident, en remontant à cheval et en protégeant les autres (mes fameux stagiaires boutonneux) des dangers de la montagne.
Enfin pour clore la page montagne, en 1997 je me présente aux épreuves d’entrées du « Brevet d’état d’accompagnateur moyenne montagne » sans grande conviction car professionnellement c’était un travail saisonnier à la clef mais je le prenais comme un plus dans mon cursus vitae. Je passais sans difficulté (merci la prepa à l’UCPA) les épreuves de marche et d’orientation en milieux hostiles mais je chutai sur la flore et mon accent non montagnard me refusa les portes de cette formation.